Pour cette sélection mensuelle, nous abordons un sujet aussi sensible que révélateur : les addictions liées au travail. Elles mettent en lumière une réalité devenue systémique — celle d’un monde professionnel où la consommation de psychotropes n’apparaît plus en marge, mais s’impose comme un moyen central d’adaptation à une « intensification de soi » désormais érigée en norme (Lutz-Nale & Coibion, 2024, p. 1). Dans un environnement où l’hyper-performance fait office de valeur suprême, l’alcool, les stupéfiants ou encore les médicaments psychotropes deviennent des « adjuvants chimiques de l’action » : stimuler pour tenir, calmer pour durer, anesthésier pour continuer « coûte que coûte » (Lutz-Nale & Coibion, 2024, p.1).

Téléchargeable ici : Le travail sous substance

 

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